Archive de la catégorie ‘auteur : chris’

le TP3 ne veut pas rentrer !

Samedi 2 mai 2009

Nous repartons de Nouakchott à 5 dans le camion avec Lysalie et Julien qui eux aussi veulent rentrer vers la France par la route. Lysalie, une francaise de St jean du Gard vient de passer tout l’hiver principalement en Mauritanie. Julien, un francais barman à Bruxelles, est arrivé un mois avant à Ouagadougou et remonte vers la France.
Le périple touche bientôt à sa fin puisqu’il ne nous reste plus « que » les 2000 kms nous séparant de Tanger.
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Nous entrons au Maroc en dépanneuse avec un land rover en remorque. En effet, nous avons rencontré Michel et Bernadette, un couple de retraités parisiens, en panne moteur avant la frontière mauritanienne. Il étais bien contents de trouver une solution pour rejoindre le maroc et faire réparer leur véhicule.

Fiers de rentre service, nous n’avons pas eu beaucoup de répits avant d’avoir nous même besoin d’aide. A croire que le TP3 ne voulais pas rentrer en France. Explication en chiffres :

En l’espace de 1500 Km, nous avons cassé 4 injecteurs, crevé 2 roues, subi une pénurie de gasoil et pété l’alternateur … Autant dire que Pilou n’était pas fâché d’arriver finalement à Tanger et de pouvoir embarquer sur le ferry!

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Nous nous sommes tous séparés à Tanger puisque Lysalie puis Julien ont pris l’avion en direction de la France, Pilou a rejoint un ferry vers Sète et Véro et moi avons profité d’une petite semaine de Maroc en plus avant de revenir en France par l’avion.

Retour vers la Mauritanie

Samedi 4 avril 2009

Déja le 20 Mars, il reste maintenant 3 semaines avant de rentrer en France et nous décidons de passer quelques jours à St louis du Sénégal sur la langue de barbarie. Cette escale est pour nous l’occasion de se reposer un peu au bord de l’océan dans un campement tranquille : chez « Nice Cool » ! C’est aussi le moment de faire les dernières réparations sur le camion. En effet, il est plutôt facile de trouver de pièces Saviem étant donné que beaucoup de transports en commun au Sénégal sont des Saviem (SG2 ou TP3). Beaucoup de Sénégalais nous ont d’ailleurs demandé l’arrêt en nous voyant arriver à bord de notre taxi Toubab.

Pour sortir du Sénégal, nous décidons de passer par le barrage de diama. Une fois les passeports tamponnés, la série noire continue puisqu’une petite pièce insignifiante entre le levier et la boite de vitesses nous vaudra une nuit supplémentaire au Sénégal et une session mécanique de deux heures avant de pouvoir passer en Mauritanie.

Arrivés à Nouakchott, Nous passons deux jours à l’auberge Ménata dans une ambiance routarde internationale. C’est aussi l’occasion de profiter de bonnes grillades de poisson pour un prix dérisoire.

 

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Retour à sakhor

Lundi 23 mars 2009

Deux ans auparavant,  véro et moi avons passé deux semaines dans un petit village du Sine Saloum éloigné de la route. C’est donc tout naturellement que nous passons rendre visite à nos amis Sérères (ethnie présente le long du fleuve Saloum).

Le rendez vous est prévu au marché le mercredi matin dans la ville la plus proche. Ayant une journée d’avance, nous décidons de leur faire une surprise car je pense pouvoir retrouver le chemin du village….. Mon excès d’optimisme nous a valu un bel ensablement et deux bonnes heures de « pelletage/crickage » pour ressortir le camion. Nous décidons finalement de dormir en brousse et de retrouver les villageois au marché le lendemain comme prévu.

Après 16 km de piste nous arrivons devant le pont qui relie sakhor au continent et nous continuons à pied. Les retrouvailles sont chaleureuses et nous nous voyons offrir deux repas le midi pour notre arrivée. Yahya nous a déjà préparé une case pour que nous puissions dormir.

C’est avec plaisir que nous acceptons le coup de main demandé pour aller chercher la « cantine » de l’école à 15 km de là mais le hic c’est que la cantine, c’est près de deux tonnes d’aide alimentaire du programme alimentaire mondial !!! Qu’à cela ne tienne on fera deux voyages. Le poids du chargement nous a valu encore 4 beaux ensablements sur les deux voyages et je pense qu’on retrouvera encore du mil dans le camion une fois revenus en France. Encore quelques heures de pelletage et l’aide des hommes du village et nous sommes ressortis sans trop d’encombres et surtout dans la bonne humeur (c’est l’essentiel).

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Après ces trajets mouvementés, nous passons une dernière journée tranquille dans le village avec les habitants. Élections régionales obligent, nous participons à un meeting politique dans une ambiance festive. Danses au son des percussions rythment les interventions.

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Nous proposons enfin un atelier bulles de savons qui a rencontré un grand succès auprès des enfants.

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C’est le cœur serré que nous repartons le samedi matin sur la charrette d’aruna jusqu’au camion. Quelques villageois profitent de l’occasion pour emprunter notre « taxi toubab » jusqu’au goudron. Ce deuxième passage à Sakhor à scellé notre amitié et nous y reviendrons surement un jour.

 

PS : Le concours a été remporté par Lysiane. Il s’agit bien du fruit de l’arcanier qui nous donne la noix de cajou. Le lot sera un petit sac de noix de cajou bien sur !!

Gambie, c’est fini … Je ne crois pas que j’y retournerais un jour !

Lundi 23 mars 2009

Quelques jours de repos à l’air marin de Casamance et à l’ombre des fromagers aux formes improbables nous font le plus grand bien après les dernières étapes mouvementées sur la piste.Nous effectuons une sortie pique nique en pirogue avec des villageois rencontrés à Diembereng. cochon de lait, bounouk (vin de palme) et huitres au menu. Un régal !!

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les Fromagers

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La récolte du Bounouk

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Afin de d’entamer la remontée vers le nord nous allons passer par la Gambie pour éviter de faire un grand détour (cf carte). En effet, ce petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal est le passage quasi obligatoire pour qui veut quitter la Casamance vers le reste du pays.Nous prenons le départ de Diembereng un peu tard dans la journée (comme à notre habitude) et donc nous n’arrivons qu’à la nuit à la frontière Gambienne. Tant pis ce sera une nouvelle nuit en brousse dès que pilou a pu obtenir un bidon d’eau potable auprès des douaniers sénégalais.Le lendemain, dès le passage de la frontière, l’ambiance détendue des autorités sénégalaise change pour l’austérité des policiers Gambiens. Ici le moindre coup de tampon est facturé 1000 F. On avais été prévenus mais ce n’est jamais très agréable… Nous attendons une petite heure le Bac qui nous permettra de traverser le fleuve Gambie pour finalement nous faire refouler par Piggy la cochonne faute de ticket. Un ticket…. quel ticket ? On n’a pas vu de guichet !! C’est vrai qu’ici c’est un peu déroutant puisque rien n’est indiqué.

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Une autre heure d’attente plus tard (avec le ticket cette fois ci), nous voici sur le bac. Une fois débarqué de l’autre coté, les galères continuent puisque nous perdons une autre heure pour une fouille de police un peu zélée. Au menu : ouverture des sacs et suspicion permanente devant chaque médicament ou sac d’argile verte.

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Nous repartons en direction de Kaolack contents de retrouver le sourire des flics sénégalais.

Escale à Manantali (1/3 )

Vendredi 13 mars 2009

Avant de rejoindre le Sénégal nous faisons un petit crochet par le barrage de Manantali,où nait le fleuve Bafing qui deviendra, un peu plus loin le fleuve Sénégal.Nous venons voir un ami,Mr Bouly ,cultivateur,que nous avions connus en 2005 et qui avait planté des arbres fruitiers(manguiers, bananiers,papayers etc…)sur les berges du fleuve. Nous avions campé sur son terrain et passé quelques jours avec lui et sa famille dans le village voisin. Les retrouvailles furent chaleureuses et les visites se succédèrent pour venir nous voir. On ne parlait pas tous la même langue, mais cela ne nous empêcha pas de bien rire et de passer des moments fort en émotions.Avant de repartir nous sommes passés au village saluer nos amis.Nous avons eu beaucoup de mal à partir tant nous nous sentions bien chez ces gens simples et c’est la larmes à l’œil et la gorge serrée que nous avons repris la piste.Piste que nous ne connaissions pas et qui nous réservera de sacrés difficultés, mais les falaises de Tambaoura sont tellement belles!!! Ce soir nous campons en brousse mais demain c’est journée mécanique car la boite de transfert fait un drôle de bruit et nous allons la changer par sécurité.La suite au prochain numéro

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Bonus : petit Quizz

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le premier qui trouve quel est ce fruit étrange gagne un lot dès notre retour. Réponses en commentaires